Friday, December 16, 2011

L'intercom favorable à un projet de méthanisation - Honfleur

La communauté de communes du pays de Honfleur a accepté mercredi, sur le principe, de vendre un terrain intercommunal à la société Methaneo, spécialisée dans la transformation de fumier en biométhane.

Pourquoi ? Comment ?

La méthanisa-quoi ?

 La méthanisation, c'est tout simplement le processus naturel de transformation de déchets organiques (en l'occurrence, du fumier) en biogaz, après une fermentation à 37 degrés.

Ce dernier est alors revendu à ERDF et injecté dans le réseau de gaz de ville pour être utilisé par les particuliers comme les entreprises.
Yann Mercier et Nathalie Longeat, président et ingénieur projet de la société Méthanéo, ont présenté mercredi soir leur projet au conseil communautaire. 
Quid du projet honfleurais ?

L'usine de méthanisation de Méthanéo pourrait voir le jour à Honfleur fin 2013 et traiter 11 000 tonnes de fumier par an.

« L'avantage, c'est que ce nouveau concept d'énergies renouvelables ne sort pas du territoire, met en avant Yann Mercier, président de Méthanéo. Nous récupérerons les fumiers de chevaux et de vaches d'une vingtaine d'exploitants agricoles et d'éleveurs dans un rayon de 15 km. Puis nous les transformerons en méthane avant de leur rendre le « résidu », de l'engrais de bien meilleure qualité que le fumier initial et moins polluant que les engrais chimiques. »
On y gagne quoi ?

Déjà, c'est écologique :« 30 % de la consommation de gaz honfleuraise sera couverte par cette énergie renouvelable, assure Yann Mercier. Et tout cela sans utiliser d'énergie fossile, sans rejeter de gaz à effet de serre et avec zéro odeurs. »

Mais c'est aussi positif pour l'économie : « On prévoit la création de deux à cinq emplois directs et certainement quelques emplois indirects (transports, maintenance etc.) »

Méthanisation industrielle : une présentation sans tabou - Beaupréau









 La semaine dernière, Isabelle Motte, présidente de la société spécialisée Akaeno, et ses collaborateurs ont présenté, salle Jeanne-d'Arc, le projet de méthanisation industrielle (lire Ouest-France du 21 novembre) qu'ils espèrent installer dans le fond de la zone Anjou-Actiparc Centre-Mauges, sur une superficie d'environ 4 ha. Le lieu dit de la Tufferie sera rasé. 

Une cinquantaine de personnes assistaient à cette réunion publique où les interrogations environnementales (odeurs, camions, bactéries, risque d'explosion, rejets des eaux...) côtoyaient celles des projets d'investissements. Il faut dire que « les fournisseurs de biomasse peuvent entrer à hauteur de 30 % dans le capital avec pour clause d'engagement, un contrat sur 10 années minimum ». Rappelons que cette création concerne le traitement et la valorisation de 50 000 tonnes de biomasse par an pour réaliser 5 000 tonnes d'engrais minéraux, de l'énergie électrique et du gaz.

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Biogaz : du nouveau pour la filière française

Biogaz : du nouveau pour la filière françaiseDu gaz d’origine renouvelable va prochainement, et pour la première fois, être injecté dans les réseaux de distribution français. Ce nouveau dispositif attendu depuis plusieurs mois a été paru au journal officiel.
 

Du gaz d’origine renouvelable va prochainement, et pour la première fois, être injecté dans les réseaux de distribution français. Ce nouveau dispositif attendu depuis plusieurs mois a été paru au journal officiel.

Le biogaz, issu de déchets, prend son essor en France

La filière de la méthanisation, qui peut offrir des prix plus stables que le gaz naturel, s'organise à Troyes. 

C'est une ressource verte beaucoup moins médiatisée que le solaire ou l'éolien. Encore discrète, elle vient de recevoir un coup de pouce du gouvernement. La méthanisation consiste à produire du gaz -appelé biogaz- à partir de déchets organiques (végétaux, graisses et sucres alimentaires). Développée depuis des années en Allemagne, la filière dispose désormais des conditions pour décoller en France.
Dernière mesure, publiée au Journal officiel des 22 et 23 novembre, les producteurs de biogaz peuvent désormais injecter leurs mètres cubes dans le réseau de GrDF (gaz de ville) qui leur achète entre 45 et 125 euros par mégawattheure (MWh), en fonction de la taille de l'installation et de la nature des déchets valorisés.

Biomasse Au service du biogaz

L'Association Biomasse Suisse promeut le biogaz. Elle sera présente à Swiss'expo en janvier 2012.

A la suite d'Energie 2000 (1991-2000) et de Suisse Energie 2001-2010, la Confédération a mis en place son troisième programme en faveur des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. Dans ce contexte, l'association Biomasse Suisse a été constituée en mars 2011 par la fusion du Biogas Forum et de BiomassEnergie, deux entités actives dans le domaine du biogaz depuis des années. Cette nouvelle association est l'organisme faîtier du biogaz en Suisse et dispose du soutien de la Confédération.

Lire la suite : http://193.247.189.70/agrihebdo/journal/artikel.cfm?id=66241

Vin et fromage alimentent le plan biogaz français

Le biogaz, une énergie renouvelable encore naissante en France
Holding Verte veut répondre à "une problématique territoriale"
Objectif de production d'électricité de 625 MW d'ici 2020
Une loi incitera les supermarchés à recycler leurs invendus


par Gus Trompiz et Muriel Boselli

PARIS, 14 décembre (Reuters) - Les fleurons de la gastronomie du Cher, vin de Sancerre et crottin de Chavignol, pourraient bientôt produire de l'électricité grâce au nouveau programme du gouvernement français en faveur du biogaz.

Holding Verte, société pionnière dans le domaine du biogaz, collectera pour la première fois des déchets organiques agricoles du département du Cher, tels que restes de pressurage des raisins ou fumier, dans un rayon de 30 kilomètres autour de sa future installation.

Les agriculteurs concernés ne seront pas rémunérés mais la société leur offrira du digestat, un résidu de la méthanisation (fermentation des matières organiques) qui aboutit à la formation de biogaz qui peut servir d'engrais.

"C'est un troc de fumier contre digestat", résume Frédéric Flipo, cofondateur de Holding Verte, lors d'une interview à Reuters, ajoutant qu'une tonne de déchets produit presqu'une tonne de digestat.

Lire la suite : http://www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/vin-et-fromage-alimentent-le-plan-biogaz-francais-394332.php

Le Maroc confirme ses ambitions dans le biogaz

Le Maroc confirme ses ambitions dans le biogazLA ville de Fès est pionnière dans la gestion et le contrôle des déchets. Confié à la société américaine «Ecomed de gestion des déchets solides» depuis avril 2004, ce secteur promet une première en matière de développement durable. Ceci, grâce à l’installation d’une future usine de biogaz qui devrait en principe couvrir jusqu’à 30% des besoins en énergie électrique de la ville de Fès, et ce, dans 10 ans.

En attendant, les responsables de la décharge viennent tout juste d’implanter un générateur qui produira, via la récupération et le traitement du biogaz, un mégawatt de puissance électrique. «Les besoins de la décharge contrôlée sont estimés à 800 kilowatts. Nous étudions la possibilité d’injecter l’excédent d’environ 400 kilowatts dans le réseau électrique de la ville», indique le responsable d’Ecomed. Pour ce qui est de son marché à Fès, l’entreprise américaine assure la gestion déléguée de la décharge contrôlée dans le cadre d’un contrat de gestion déléguée de 10 ans avec le conseil communal. Le délégataire prévoit des investissements de l’ordre de 75 millions de DH. A ce jour, il a déjà déboursé 40 millions de DH dans les infrastructures et le matériel de pesage, d’enfouissement et de traitement. Située sur la route de Sidi Harazem, la décharge publique contrôlée de Fès s’étale sur une superficie de 110 ha et répond aux critères de «production propre» et de respect de l’environnement.

A 300 mètres de profondeur, il n’y a aucune nappe et le terrain est totalement imperméable. Il est composé d’une couche d’argile de plus de 30 mètres de profondeur évitant ainsi la pollution des eaux souterraines. Il n’y a pas de risque d’infiltration verticale des déchets liquides vers le sol. Le terrain est en outre loin des centres résidentiels et autres exploitations sensibles aux nuisances. Toutes les dispositions ont été prises pour préserver les composantes de l’environnement avec la mise en place de systèmes de drainage des lixiviats, et d’aménagement d’ouvrages de collecte et d’évacuation des eaux pluviales. Le premier réseau du système de collecte de biogaz a été posé à partir de 10 mètres de hauteur des déchets. Actuellement, une torchère fermée est placée en amont des conduites des lixiviats pour évacuer et brûler le biogaz qu’ils contiennent. En outre, la décharge comprend aussi une partie réservée à la conversion du biogaz émanant des déchets en énergie électrique propre qui servira pour l’éclairage public de la ville de Fès. L’énergie produite alimentera également la future station de traitement des lixiviats, dont la construction est annoncée pour bientôt et qui nécessitera pas moins de 8 millions de DH.